Collectif National pour les droits des femmes - CNDF
21 ter rue Voltaire, 75 011 Paris
Tél.. / fax : 01 43 56 36 48
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Les
illégalités femmes ‑hommes persistent et s’aggravent
‑ Disparité de 25 % en
moyenne entre les salaires des femmes et des hommes.
‑ De mieux en mieux
formées, les filles continuent pourtant à trouver majoritairement des emplois
dans les secteurs "féminisés". Comme les secteurs des services aux
personnes et à domicile constitués pour plus de trois-quarts de femmes.
Le temps
partiel a triplé en 20 ans
‑Ces secteurs se caractérisent par la
précarité de l'emploi, des salaires et le recours massif au temps partiel
imposé. Près de la moitié des assistantes maternelles et des secrétaires, plus
de la moitié des salariées du nettoyage et du commerce sont à temps partiel.
Encouragé
par les pouvoirs publics à coups d'exonération de cotisations sociales, le
temps partiel, a 85 % féminin a explosé au cours des vingt dernières années
pour atteindre 4 millions de salariées en 2002. Le Collectif national pour les
droits des femmes a mené campagne contre le temps partiel imposé, obtenant la
fin des exonérations de 30 % de cotisations
patronales. Mais sans effet rétroactif et avec maintien des exonérations
sur les bas salaires.
‑ La loi Aubry sur les 35 heures a permis des
avancées, en particulier en limitant le recours anarchiques aux heures
complémentaires et en instaurant la priorité pour l'embauche à temps plein.
Mais elle a aussi permis l'annualisation des temps partiel. De plus en plus
soumises, comme dans le commerce, à une grande flexibilité des horaires et à
des ouvertures tardives et dominicales, les salariées à temps partiel vivent sous le double désavantage de semaines de travail
"en miettes" et d'un sous-salaire. Socialement construit comme
féminin, le temps partiel rend impossible la gestion de son temps,
particulièrement dans le cas des familles monoparentales. La fameuse
« conciliation » prônée par ses défenseurs n'est qu'un leurre. Cette
politique de l'emploi est accentuée par une politique familiale basée sur le
congé parental, l'Allocation parentale d'éducation et l'individualisation
croissante des modes de garde d’enfants, qui vise à inciter les femmes à
faibles revenus à quitter le monde du travail. Pourtant, les femmes sont de plus en plus nombreuses
à être salariées et de plus en plus décidées à le rester.
- Le temps partiel est marginal et choisi, parce
qu'accompagné de garanties, dans les
professions de l'encadrement, où les femmes occupent désormais 30 % des postes.
Cette conquête de bastions réputés masculins ‑ médecine, journalisme,
magistrature ‑ ne doit pas masquer pour autant les inégalités de salaires
ainsi que l'absence des femmes aux plus hautes fonctions de direction.
80 % des
travailleurs pauvres sont des travailleuses
Réputées "inactives", les chômeuses sont
parfois découragées de s’inscrire sur les listes de l'ANPE.
Déjà pas ou peu indemnisées, la situation des chômeuses risque encore de s'aggraver avec le dernier accord UNEDIC qui prévoit une baisse de rémunération et de durée d'indemnisation.
Sur fond de mondialisation, la tendance est à la paupérisation, particulièrement pour les femmes.
Nous exigeons
‑ La réelle mixité des filières
d'enseignement
‑ La revalorisation des métiers féminisés.
‑ La suppression de toutes les exonérations sur les bas salaires et le temps partiel.
‑ De vrais contrats de travail, à temps plein
et à durée indéterminée, sans flexibilité ni annualisation,
‑ Des mesures contraignantes pour l'égalité
professionnelle (salaires, statuts ... ) et contre les discriminations.
‑ Des crèches collectives en nombre
suffisant,
- Un service public d'accueil de la petite enfance, gratuit et regroupant tous les modes de garde.
‑ Une campagne médiatique contre les
stéréotypes sexistes, et pour le partage des tâches.
‑ Le droit à un congé parental d'éducation de
1 an, pris à égalité parle père et la mère, payé 80 % du salaire, avec
obligation de réembauche.
- Les congés pour enfants malades partagés
entre le père et la mère.