Universités Paris III / Angers avril 2003
AU XXe SIECLE
Colloque international
co-organisé par le centre
DDMC, Défense et Diplomatie
dans le Monde Contemporain (Université de Paris III)
et l’HIRES, Centre
d’Histoire des Régulations Sociales
(UPRES 1710 - Université
d’Angers)
vendredi 5 et samedi 6
novembre 2004
Paris
Quatre thèmes regroupés en deux grands ensembles peuvent être distingués :
I - FEMMES ET POLITIQUE EXTERIEURE
A
– Les femmes dans les sphères de décision politique et diplomatique
Il semble nécessaire de faire
un état assez précis de la question pour pouvoir éventuellement établir un
corpus statistique (combien ? à quels postes ?) et une
chrono-géographie (quand ? où ?)
Les sphères de décision s’entendent ici comme les lieux du pouvoir en matière de politique extérieure. Plusieurs niveaux doivent être envisagés : les chefs d’Etat ou de gouvernement, les ministres ou secrétaires d’Etat aux Affaires étrangères ; la présence des femmes dans des cercles d’influence autour des décideurs est aussi à prendre en compte : cabinets, conseillers, chargés de mission, etc.
B
– Les femmes dans l’exécution des politiques étrangères nationales
On pense bien entendu aux
fonctionnaires des ministères des Affaires étrangères : directrices de
services, ambassadrices (femmes ambassadeurs), consules, etc. Afin de fixer la
situation actuelle, l’étude des antécédents historiques est nécessaire.
Les personnalités des pionnières de la diplomatie peuvent bien sûr retenir l’attention. Peut-on définir des périodes au cours desquelles l’accès des femmes à la diplomatie s’ouvre, se referme ? Ces phénomènes sont-ils liés à des aires culturelles bien identifiées ? A des « moments » particuliers des histoires nationales ?
Quels sont les Etats qui dans le passé ont intégré le plus rapidement et le plus largement les femmes dans l’exécution de leur politique étrangère ? Comment ont-ils « utilisé » ces femmes ? En leur confiant quels postes ? Dans quels pays ? Pour quelles raisons ?
II - FEMMES ET ORGANISATIONS INTERNATIONALES
C
– Les femmes dans les institutions régionales et internationales
L’hypothèse à vérifier ici est
celle d’une plus grande présence des femmes au niveau international que dans
les politiques étrangères nationales.
A la SDN puis à l’ONU quelles sont les responsabilités confiées à des femmes ? Quels pays représentent-elles ? Ne sont-elles pas cantonnées dans certains domaines bien spécifiques ?
La construction européenne se réfère toujours à des « pères fondateurs », quelle a été la place des femmes dans cette aventure ? Cette interrogation s’étend aux organisations régionales politiques (comme l’OEA ou l’OUA), économiques (telles l’ALENA, l’ASEAN ou le MERCOSUR), militaires (OTAN, Pacte de Varsovie, UEO).
D – Les
femmes dans les mouvements féminins, féministes et/ou internationaux
Ce sont d’autres acteurs des
relations internationales dans lesquels les femmes jouent des rôles importants,
notamment dans les mouvements pacifistes et internationalistes.
La question du droit des femmes dans le monde apparaît aujourd’hui comme un enjeu des relations internationales. Dans quelles instances ou organisations, ce combat est-il mené par les femmes ?
Est-il possible de dresser une typologie des mouvements féminins et féministes intervenant dans les relations internationales ? Quelles formes prend ce militantisme ? Pour imposer quelles idées ? Peut-on faire une évaluation des résultats obtenus par ces mouvements ?
Dans des mouvements humanitaires, de défense des droits humains, quelle est la part respective des hommes et des femmes ?
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Comité
d’organisation :
Jean-Claude Allain (Paris III), Christine Bard (Angers, IUF), Jean-Marc
Delaunay (Paris III), Yves Denéchère (Angers), Françoise Gaspard (EHESS),
Elisabeth du Réau (Paris III).
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